Suzette ou Rudy

 

Rudy, ça vous parle! Ce n’est pas un prénom commun, surtout si je vous dis Rudy Ricchioti!
Mais Suzette, vous connaissez?
J’ai fait un peu plus connaissance avec elle hier soir lors d’une réunion de l’association des commerçants qui souhaiteraient organiser de temps en temps quelques évènements.
Elle évoquait , non sans amertume, ce qu’elle avait pu faire à Bandol dans le cadre de son entreprise et en particulier lors de l’exposition “Photo Med”

Voici le texte qui accompagnait l’exposition qu’elle avait mise en place au premier étage de la SNB.

Mon parti pris était tout d’abord, de montrer des images relatives à l’architecture de Rudy Ricciotti dans un lieu construit à peu près à la même époque que le photo-reportage de Bernard Plossu – 1993 pour les photos, 1996 pour la livraison du bâtiment – et que le contenu soit en adéquation avec le contenant ou la forme – ça c’était la première intention – un package en quelque sorte. Ensuite, je ne voulais rien rajouter à l’architecture, je voulais… faire avec. C’est pourquoi j’ai rejeté les cimaises et autres supports ou panneaux qui viendraient obturer les baies vitrées.

Il en va donc de l’accrochage d’une exposition comme de n’importe quelle activité soumise à ces règles de l’art qui, autrefois, n’étaient pas invoquées par les seuls artistes ; lesquels du reste, trop souvent de nos jours, croient devoir s’en passer.

Or, dans un lieu tel que la station nautique de Bandol dont l’étage est exclusivement ou presque, constitué de baies vitrées, accrocher les photos était une gageure. Il ne me restait dès lors plus que deux solutions : ou les accrocher – ou plus exactement, les faire pendiller sur des baguettes disponibles sur les lieux et ce, malgré la double réverbération de la mer et du ciel méditerranéens qui les transforme littéralement en véritables miroirs – ou tout bonnement les poser au sol… Mais les photos ne sont pas des sculptures.

Comme souvent, c’est dans un goulot d’étranglement que la solution vient à l’idée, qu’elle pousse pour ainsi dire comme l’herbe entre les pavés, aussi subrepticement qu’obstinément. Car entre la verticalité des murs et l’horizontalité du sol, il y a un mode intermédiaire de présentation des œuvres : c’est le pupitre. La base nautique n’en comporte pas à proprement parler mais, en y regardant de plus près, il se trouve qu’une rampe en métal courait sur la quasi-totalité des baies vitrées, à 1,28 m du sol. Il me suffisait dès lors de poser les cadres (de 33 x 27 cm) entre la rampe et les parois de verre, et le tour était joué : je disposais de fait d’un pupitre virtuel sur lequel exposer les photos. Ce dispositif est d’autant plus efficace qu’il est d’une part, mieux adapté aux photographies de Plossu dont les dimensions sont plutôt à l’échelle d’un livre que d’un mur et que, d’autre part, sans doute a-t-il dissuadé quelques coquettes de se refaire une beauté en se mirant dans les photos comme je l’ai vu faire dans des expositions.

C’est donc du dialogue des œuvres et du lieu – ou mieux, c’est de la mise en regard des leurs spécificités respectives – que naît cette troisième dimension qu’on nomme “exposition”. L’aspect inédit de l’accrochage est précisément induit par un troisième terme – je veux dire le pupitre – qui est à la fois horizontal et vertical. C’était la seule façon d’intervenir dans ce lieu difficile sans pour autant le défigurer.

Suzette Ricchiotti expose actuellement dans sa galerie à Paris

 

La galerie à Paris. et à Bandol “TROPISMES/SENZO”

 

www.bandol-blog.com

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