Monsieur le Maire de Bandol à Monsieur Alexandre Gad.

En réponse à la lettre ouverte de Monsieur Alexandre Gad envoyée le 11 novembre, je reçois la réponse de Monsieur Palix que je vous transmets.

Lettre de Monsieur le Maire de Bandol:

Avant même de répondre personnellement, je me permettrai de citer quelques intervenants sur les blogs qui expriment plutôt bien ma propre analyse des faits.

Monsieur L.(bandol-blog) écrit : « Si des erreurs sont commises elles doivent faire l’objet de demande de réparation auprès des instances compétentes et pas auprès de la commune. Mais j’insiste sur le fait que la ville, c’est-à-dire nous les contribuables ne devons rien à Monsieur GAD. Ceux qui auraient formulé des promesses ou qui se sentent responsable n’ont qu’à réparer… »

Je suis en accord complet avec votre analyse, Monsieur L : ceux qui sont à l’origine des problèmes de M. Gad ne l’ont jamais aidé, bien au contraire, lors du vote pour son intégration à la Sogeba, tous les administrateurs étaient présents, sa candidature a été rejetée à l’unanimité, M. Bogi et les membres de l’opposition faisaient partie de ceux qui ont voté CONTRE, belle manière de « payer sa dette envers la ville de Bandol ».

Monsieur Jacques K. (bandol-blog) nous dit : « Dans ce combat d’Alexandre GAD, sans rien connaître de ses démêlés judiciaires ni de ses relations avec les anciennes municipalités, j’ai simplement un peu le sentiment gênant qu’il se trompe de bataille.
Le principe de faire une grève de la faim pour obtenir un poste me choque.
Le maire définit une politique d’animation et choisit les moyens qu’il souhaite y mettre. Si le citoyen n’est pas d’accord, il peut le dire, mais certainement pas imposer sa propre vision.
Il ne peut être question de forcer la main à un élu de la République … C’est valable pour Alexandre GAD comme pour celui qui fait pression pour faire embaucher son petit neveu pour l’été.
Alexandre GAD parle d’engagements non tenus, et le maire répond en disant qu’il n’a rien promis et l’histoire semble montrer qu’effectivement, la candidature d’Alexandre GAD à un poste non précisé a effectivement été étudiée, puis refusée. Qui sait ce qui s’est réellement passé ?…
Je ne crois pas que M. PALIX ne soit pour quelque chose dans les ennuis qu’a pu rencontrer Alexandre GAD il y a quelques années. S’il a le sentiment d’être trahi, cela ne peut être que par ceux qui ont été à l’origine de ses ennuis, pas par ceux qui héritent du bébé aujourd’hui.
»

Encore une fois, je n’aurais pu mieux que vous exprimer mon sentiment sur cette affaire du passé qui ne concerne que ceux qui l’ont vécue, pas ceux qui en héritent.
Ce qui s’est réellement passé, je l’ai expliqué plus haut, il faut bien savoir que je ne suis pas le seul à avoir refusé l’intégration de M. Gad, puisque j’ai également consulté mon groupe du conseil municipal qui a donné un avis défavorable à l’unanimité.
Comment pouvez-vous penser, ne serait-ce qu’une minute, que le 1er magistrat de la ville et son équipe puissent valider l’embauche d’une personne pour une fonction de directeur d’association gravitant autour de la municipalité, avec le résultat que tout le monde connait. Souvenez-vous des « manifestations » organisées sous des chapiteaux quasiment vides sur les parkings dans les années 2000, qui ont coûté une petite fortune aux contribuables bandolais, chapiteaux loués par M. Gad à prix d’or à IEO(International Event Organisation) dont le gérant était…M. Gad, condamné quelques temps plus tard par la justice à 6 mois de prison avec sursis et 7500€ d’amende pour avoir signé un faux contrat de travail (Var Matin 2006).
Effectivement, lors de son incarcération en préventive de 4 mois, M. Gad n’a dénoncé personne, le vrai responsable peut-être, il le clame haut et fort, il l’écrit à plusieurs reprises et pour cela il réclamerait un poste à la Sogeba pour « services rendus » ?
M. Gad écrit à M. Bogi le 03 juin 2009 :
« Dans la tourmente des événements, tu as été heureux de nous voir tenir, Zanna et moi, face aux enquêteurs, au procureur et aux juges, d’avoir « fermé nos gueules » et cela malgré les gardes à vues et 8 semaines d’emprisonnement pour rien, ne rien dire et rien lâcher. »
On ne nous dit pas tout ?
Non M. Gad cette période des « retours d’ascenseur » est révolue, elle n’aura en tout cas aucune place durant ma mandature.

Pour finir, je citerai M. Serge G.(bandol-blog)
« …pour dire que je ne suis pas partisan de la grève de la faim, car un homme met sa vie en danger et en même temps, il prend en otage les gens sensibles.
Il y a bien d’autres moyens de faire entendre sa raison, s’il y a raison, tout une gamme de tribunaux en commençant par les Prudhommes sont à la disposition des citoyens.
»

M. Serge G résume bien lui aussi le fait que l’on ne doit pas prendre les gens en otage pour régler des problèmes dont ils ne sont de plus pas responsables.
M. Gad demande sa « réhabilitation », ce que tout un chacun peut comprendre car l’honneur d’un homme est parmi les valeurs humaines certainement la plus forte.
Mais encore une fois, il n’appartient pas aux héritiers de cette situation d’en assumer la responsabilité, il faut demander réparation devant les organismes compétents, les tribunaux, et devant ceux qui ont contribué à votre condamnation, vos anciens amis M. Gad.

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6 commentaires sur “Monsieur le Maire de Bandol à Monsieur Alexandre Gad.”

  1. Lerat pierre (citoyen)

    Concernant la réponse de monsieur le Maire, quelque chose m’échappe. Comment justifie t-il plus de vingt rendez-vous en deux ans avec Monsieur GAD ? Je ne connais aucun employeur qui rencontre à autant de reprise un candidat à l’embauche dont il ne veut pas.

    Comment explique t-il, le fait qu’il présente la candidature de Monsieur GAD en réunion de groupe de la majorité, pour son entré à la Mairie et non plus à la SOGEBA, où en tant que président il a donné une fin de non recevoir quelques jours plus tôt ?

    Si la commune n’a pas vocation à réparer les erreurs du passé, est-ce bien le rôle du premier magistrat de jeter le discrédit sur un homme en amalgamant les faits dans sa réponse ?

    Je remercie les personnes ayant une bonne connaissance du dossier à l’époque, d’avoir donné un coup de projecteur informatif ici et ailleurs sur cette affaire. Comme je l’ai déjà écrit un homme qui revendique que son honneur soit rétablit mérite à minima l’écoute et le respect.

    #3858
  2. Monsieur le Maire,

    Gardons notre dignité et notre honnêteté intellectuelle !

    Le temps est venu pour moi de rétablir la vérité et d’apporter des explications à ceux qui souhaitent comprendre mon action.
    Votre réponse, Monsieur le Maire, m’impose aujourd’hui de continuer le débat à travers les blogs, tant sur le fond qui est le plus important que sur la forme car la “rhétorique” exige des règles.
    Vous citez des extraits de commentaires qui expriment un point de vue, certes pertinents et honnêtes, compte ténu du niveau d’informations de leurs auteurs. Par contre vous, vous avez eu accès à l’ensemble des informations, décisions de justice et des documents internes concernant toute cette affaire. À aucun moment, vous ne choisissez de rétablir la vérité et d’apporter des explications.

    Début octobre 2008, des commerçants bandolais sont venus vous rencontrer pour défendre mon cas (suite à la lettre de mai 2008 où 3 anciens élus vous faisaient part de cette injustice); Vous vous êtes alors positionné en homme ouvert, prêt à rendre justice. Vous aviez à l’époque la ferme volonté de faire de Bandol un deuxième Saint-Tropez.
    Monsieur Bogi m’avait conseillé de ne pas entamer une action en justice contre la ville. La fin de la procédure judiciaire dans l’affaire Bandol Station Voile en 1ère instance, appel et cour de cassation, est intervenue fin juin 2008. La possibilité d’une action auprès du tribunal administratif pouvait avoir lieu dans un délai de 4 mois. J’ai préféré suivre ses conseils, de favoriser le dialogue constructif plutôt qu’une action judiciaire.
    Je tiens à préciser que mon combat aujourd’hui n’est pas mené pour obtenir un poste. Cela serait totalement injustifié et un acte d’irresponsabilité personnelle quant à ma propre santé et aux devoirs d’un père. C’est la suite logique d’une action de réhabilitation morale et professionnelle. Action que j’ai entamée en 2000 suite à une volonté de déstabilisation menée contre la candidature Monsieur Bogi aux municipales de 2001. Vos engagements personnels, suite, il est vrai, à des interventions de nombreux bandolais dont celle du Premier Adjoint, M. Bogi de mettre en œuvre des actions dynamiques surtout hors saison, m’ont donné un réel espoir d’un retour rapide.
    Vous étiez d’ailleurs enthousiaste lors de notre première rencontre, lorsque je vous ai présenté les retombées médiatiques de la saison d’été du Théâtre du Casino (Bécaud, Paolo Conte, Elie Kakou, Higelin et j’en passe…) et du championnat du monde de voile 49er, notamment sur CNN ou devant l’opéra de Sydney où le spi Ville de Bandol flottait 3 jours avant l’ouverture des JO 2000.
    Ma grève de la faim est ainsi due à votre refus soudain d’honorer vos engagements et non, je le répète, au refus d’une quelconque candidature.
    Je vous avoue être sidéré d’apprendre que vous êtes contre ma réhabilitation au bout de deux années durant lesquelles vous avez affirmé le contraire. Il me semble que vous vous cachez derrière une décision à l’unanimité de l’ensemble du groupe qui n’a pas eu possession, lui non plus, de tous les éléments.

    Monsieur le Maire, moi Alexandre Gad, en cinquième jour de ma grève de la faim, encore sain d’esprit et de corps, vous demande de publier :
    − Les comptes-rendus des réunions tenues en mairie au sujet de l’embauche de la stagiaire par BSV ;
    − La délibération du Conseil d’administration de BSV approuvant cette embauche à la demande de la Mairie qui s’était engagée de verser sous la forme d’une subvention complémentaire le coût de la masse salariale de la stagiaire ;
    − La délibération votant cette subvention ;
    − La preuve que la mairie ait procédé à ce versement.

    Les bandolais pourront ainsi juger par eux-mêmes. De cette manière, vous leur apporterez la preuve que c’est l’administration municipale qui a opéré ce montage irrégulier et que les subventions promises n’ont jamais été versés à BSV comme 400 000 F d’autres (restés dans les caisses de la Commune alors que BSV avait réalisé l’intégralité de ses obligations) et cela malgré les efforts de M. Barois, Adjoint de tutelle à l’époque et qui m’a coûté cher ainsi qu’à votre Premier Adjoint. Car comme je l’ai toujours dit, M. Bogi n’a rien à voir dans cette affaire de BSV. Lorsque, dans ma lettre de 2009, j’écris “Fermer sa gueule, ne rien dire et rien lâcher”, j’exprime uniquement ma détermination de rester toujours sincère et de toujours dire la vérité, quelque soit les circonstances très difficiles d’une garde à vue et d’une détention en préventive.
    Salir l’honneur d’un homme honnête qui aime Bandol et dont la politique lui a coûté financièrement dix fois plus qu’elle lui a rapporté, pour rentrer à la maison et fermer à vie mes yeux en me rasant n’est pas ma culture.
    L’honneur et l’honnêteté d’un homme n’ont pas de prix à mes yeux.
    Il n’y avait à aucun moment une demande de retour d’ascenseurs, ma lettre du 3 Juin 2009 avait pour seul but d’essayer de rappeler à Monsieur Bogi que la clé de la réussite dans ses délégations de l’animation et de la communication passe par la compétence et non pas par le copinage.
    Je considère donc que je suis en droit de vous demander ma réhabilitation et ma réintégration.
    Vous avez vous-même fait les frais de mauvaises orientations de l’administration : signature d’un arrêté d’ouverture de chapiteau pour Noël 2008 malgré un avis défavorable de la commission de sécurité, avec les conséquences que l’on connait ; programmation inadaptée des lieux culturels (salle de spectacles ou des expositions) qui entraine un déficit conséquent ; mauvaise communication lors de l’annulation du feu d’artifice du 14 juillet 2009 ; retrait des délibérations en conseil municipal…

    Pour conclure, avec mon action je ne souhaite prendre personne en otage, je reste respectueux et constructif et vous réitère ma demande de respect de vos engagements à mon encontre, car vous en avez pris !

    #3856

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