Le conseil municipal du 1er août à Bandol

BC0R6156

Il s’agissait d’un conseil municipal comme on en voit souvent, si ce n’est que la délibération numéro 20 et la 21 ajoutée en dernier lieu pouvaient poser problème.
J’ai extrait ces deux délibérations de l’enregistrement officiel du conseil que les services techniques de la ville avec l’accord de Monsieur Calvez, le DGS, m’ont donné.

La motion, fallait-il la présenter, pas la présenter, l’adopter, pas l’adopter…
Très franchement je n’y comprends pas grand-chose, qui a gagné qui a perdu ?
De ce qui s’est passé au conseil vous le saurez en écoutant le fichier audio ci-dessous.
Ce que je sais, c’est que lors du dernier conseil de la CCSSB un élu s’est adressé à un autre élu, un homme s’est adressé à une femme en des termes que l’on ne peut pas accepter et pour lesquels aucun de ceux et celles présents n’a manifesté la moindre remarque !

18 commentaires sur “Le conseil municipal du 1er août à Bandol”

  1. C.V.

    Dans La Provence aujourd’hui, édition La Ciotat l’article de Romain Narcisse

    #28064
  2. Gérard Demory

    Jeanine,

    Je laisse à madame PAPADACCI le soin de s’expliquer (ce qu’elle a au demeurant fait avant que je ne prenne connaissance de ton écrit et de sa réponse) sur son intervention sur ce blog.

    J’en viens à l’ESSENTIEL dans cette discussion qui remplit les blogs bandolais et occupent nombre de discussions à BANDOL (et ailleurs).

    J’ai préféré jusqu’à ce jour garder le silence et ne pas intervenir dans cette discussion publique. Pour moi tout était dit : depuis le texte de la motion dont j’ai été l’initiateur avec l’appui de Fred Metey et du soutien des différents signataires, puis la séance du conseil municipal du 01 août, jusqu’aux multiples interventions sur les blogs. Un débat est lancé sur une question de principe et chacun se détermine en son âme et conscience et certains le font savoir.

    Je reprends ton analyse point par point.

    Personne n’est intervenu au conseil communautaire après les propos tenus par le président F. Bernhard. Je répondrais : « évidemment » . Outre la violence du ton employé (regardes la vidéo) par le président, son invitation à l’égard de l’élue à se taire… il aurait été capable d’ordonner de faire sortir celle ci de la salle du conseil. J’ai assisté à plusieurs réunions du conseil de SANARY… Fais en l’expérience et tu comprendras… même si je n’avais jamais été témoin d’une telle violence .
    J’ajoute, et ceci pour peut être excuser les non intervenants suite à de tels propos, que les conditions dans lesquelles ceux ci ont été prononcées expliquent ce silence des autres membres du conseil. D’une part nombre de conseillers (en dehors de « l’amicale des présidents et vice présidents » (qui avaient choisi de faire figurer G. TAMBON sur la liste des membres de la commission qu’il s’agissait d’élire) , et des membres élus d’une même commune) ne se connaissent pas : difficile de créer un lien de solidarité et/ou soutien dans de telles conditions. D’autre part certaines des « grandes gueules » qui auraient pu intervenir (le terme n’est pas péjoratif, il désigne seulement ceux qui ont un expérience et un aplomb suffisants pour affronter et remettre en place le président (tout président qu’il soit) étaient absentes (ou faisaient partie de « l’amicale » précitée)… Et enfin, il est clair que l’intervention , quasi inattendue dans sa manière (violence verbale) et ses propos déplacés au regard des questionnements plus que modérés de la jeune élue sanaryenne, a littéralement « sidéré » une bonne partie des élus, rendant incapables ceux qui se seraient peut être élevés immédiatement contre un tel comportement , de le faire. Je te renvoie au témoignage d’une des représentantes de BANDOL, Jeanne HECQ, lu lors du CM de BANDOL le 01 août.

    Quant à ce que les élus de l’opposition , à tout le moins madame PAPADACCI , présente une motion au CM de SANARY, j’ose espérer que tu galéjes, même si le sujet ne s’y prête guère. Et tu reconnais au demeurant la difficulté d’une telle démarche sinon son impossibilité.

    Sur le refus par le conseil de BANDOL de mettre aux voix la motion proposée.
    J’avoue ne toujours pas avoir compris le raisonnement avancé tant par « l’opposition » (de F. CERCIO à Ch. DELAUD) et repris par le groupe Laeticia QUILICI pour argumenter un tel refus. Certes, le CM de BANDOL n’a pas à régler les problèmes du conseil communautaire. MAIS ce qui est en jeu dans ce qui s’est passé le 21 juillet, touche aux principes fondamentaux de fonctionnements des instances représentatives locales : droit de s’exprimer des élus, droit de l’opposition dans ces instances de faire connaître ses avis et d’interpeller la majorité. Cela concerne TOUTES les instances représentatives locales, et en ce sens le conseil municipal de BANDOL ne peut rester muet face à ce qui s’est passé. Ou alors ne parlons plus de libertés locales….

    La différence qui s’est manifestée par contre entre les représentants de l’opposition (F. CERCIO et Ch. DELAUD) c’est que, au delà de cette argumentation avancée pour que la motion ne soit pas mise aux voix…. ils n’ont pas hésité à faire connaître leur position sur le fond, càd une condamnation de l’intervention du président BERNHARD le 21 juillet. Rien du coté de Laetitia.

    Tu évoques ensuite la candidature commune de BERNHARD et Laetitia pour les cantonales de 2015, qualifiant cela de « dessous des cartes » pour comprendre ce qui se serait passé au CM du vendredi 01 août 2014 à BANDOL.

    Je vais donc être très clair sur ce sujet puisque je porte (et l’assume) l’initiative et la responsabilité de cette motion qui agite notre vie locale… et au delà. Je m’en suis déjà ouvert verbalement à plusieurs personnes, y compris toi. Mais puisque tu poses d’une certaine manière la problématique publiquement (et je ne te fais aucun reproche, à la limite je t’en remercie , nous débattons parfois suffisamment et vivement de certains sujets) je m’en explique.

    1) Lorsque j’ai appris cette candidature de Laetitia en binôme cantonal pour 2015 avec BERNHARD j’ai été plus que surpris… Sur le plan politique au sens calcul des voix à récolter potentiellement, cette candidature est une bonne chose : en 2011 la candidature KALLAC avait un peu parasité celle de BERNHARD et on se souvient de l’ambiguïté entretenue par le grand baron varois FALCO quant à son soutien à l’un ou l’autre… Déjà le FN pointait son nez… Et pour 2015 à ce jour (mais d’ici les élections beaucoup de choses peuvent se passer) , il est certain que ce binôme écarte à priori toute candidature parasitaire UMP pouvant, au regard de la montée du FN, mettre en danger le siège de F. BERHARD … On a donc un binôme quasi assuré d’être élu…. (sous réserve d’événements judiciaires ou autres d’ici les élections…). C’est donc un bon « calcul mathématique »….
    Mais dans la vie publique, tout ne se résume pas à un calcul mathématique et il faut parfois aussi se référer à l’éthique… Je sais , c’est un grand mot agité souvent par nos « politiques »… et que ces derniers ont par trop tendance à oublier dans leurs pratiques d’élus ou de leaders….Sans éthique et uniquement avec de la mathématique, il ne peut y avoir que combinaisons , « petits arrangements » et négation d’une vraie vie publique. L’Histoire nous montre où cela peut à terme parfois conduire.
    Dans ce tandem électoral c’est bien le problème posé. Comment Laetitia (de sa propre initiative ou poussé par je ne sais qui ) peut-elle, au regard des valeurs qu’elle a affirmées tout au long de la campagne municipale de 2014, faire alliance avec F. BERNHARD ? Les conditions dans lesquelles celui ci préside son conseil municipal sont connues de tous, et l’incident du 21 juillet au conseil communautaire en est l’illustration quasi caricaturale. J’ajoute pour mémoire l’avis de la Chambre régionale des comptes, la réponse qu’il a cru faire à cette dernière… et l’enquête actuellement en cours au niveau de la Juridiction inter régionale suite aux données transmises par la CRC et certaines personnes…. sans omettre les derniers propos relatifs à l’annulation du permis de construire du casino de SANARY et le qualificatif employé à l’encontre des magistrats du tribunal administratif de TOULON. J’avais dit à plusieurs personnes, qu’en choisissant BERNHARD comme président de SSB, il y aurait un jour ou l’autre des problèmes. Quand ? Sur quoi ? A propos de quoi ? Comment ? Je ne pensais pas que cela arriverait aussi rapidement…..

    Mais sur cette question sous-jacente d’alliance électorale, je dirai que c’est le problème de Laetitia et de la formation politique à laquelle elle appartient. C’est son choix.

    2) Lorsque la motion a été présentée à la signature de plusieurs personnes, METEY et moi même avons pris la précaution de « viser large » au niveau des personnes sollicitées, afin d’éviter toute polémique politicienne. Nous n’avons ni averti ni recueilli préalablement l’avis sur cette initiative tant du maire que de sa première adjointe. La demande de motion a été déposée par moi même en mairie avec une lettre d’accompagnement adressée au maire en tant que président du conseil municipal, et une lettre adressée à madame la première adjointe , vice présidente au conseil communautaire de SSB où elle représente BANDOL. Chacun dans son rôle et ses attributions.

    3) Je ne comprends toujours pas à ce jour la position adoptée au CM de vendredi par Laetitia et son « groupe ». Au regard des valeurs qui ont été affirmées tout au long de la campagne des municipales, il n’y avait aucune contradiction à soutenir cette motion. J’ajouterai que c’était même l’intérêt politique bien compris de Laetitia : cela lui permettait de s’affirmer vis à vis du président de SSB en lui disant en quelque sorte « attention nous faisons alliance (pour les cantonales) mais il y a des limites à ne pas dépasser »… et elle confortait l’image qu’elle avait donnée aux bandolais qui l’ont soutenue et voté pour elle lors des dernières élections… dont j’étais, et qui m’a coûté cher dans certaines relations.
    Force est de constater à ce jour que, sur une motion qui ne faisait que rappeler des principes élémentaires et fondamentaux de notre vie publique et qui aurait du recueillir l’approbation de tous, nous nous trouvons aujourd’hui devant un tas de cendres d’espoirs qui ont pu animer certains bandolais il y a quelques mois.

    PS je viens de lire ta réponse à madame PAPADACCI..
    Crois tu, sincèrement au fond de toi même, que quand des principes fondamentaux sont en jeu (droit d’expression, droit de la minorité au sein d’une instance représentative voire même politesse et bienséance) , la réponse puisse consister en des « arguties » juridiques…. et c’est un juriste qui te le dit. Le débat est ailleurs. Relis le bel article de Nell , « J’accuse le silence » .

    #27954
    • J’ai eu l’occasion de réagir à chaud sur Twitter lors de cette séance du conseil municipal, mais permettez moi de plussoyer sur l’analyse de Gerard DEMORY que je remercie à nouveau au passage d’avoir initié cette démarche, de m’avoir proposé de m’y associer pleinement, de l’avoir portée intégralement jusque dans sa réponse ci-dessus.

      Je ne suis pas juriste, mais Bandol est membre de la CCSSB et y siège comme commune à travers 5 représentants. Que son conseil municipal choisisse de s’exprimer sur la façon dont est tenue la maison commune, et sur la façon dont les débats démocratiques y sont gérés ne me semble pas une aberration procédurale. En particulier quand les incidents qui s’y produisent émeuvent autant de personnes venues d’horizons divers et dans toute l’intercommunalité (et bien au-delà des quelques signataires de la proposition de motion que nous avons voulu porter, au nom de tous ceux qui n’acceptent pas que les méthodes qui minent la vie politique sanaryenne soient importés à l’échelon supérieur et collectif qui nous concerne aussi).

      Argumenter pour essayer de faire oublier qu’on touche ici à des principes fondamentaux de notre vie démocratique est une faute politique majeure, et une illustration du théâtre politicien auxquels voudrait nous habituer une partie du personnel politique français, plus encline aux calculs qu’à prendre la pleine mesure de son rôle, et de l’attente/exigence d’exemplarité qui grandit chez les citoyens.

      Donc, à Gérard, merci encore et +1

      #27956
      • Carine

        J’assiste à de nombreux conseils communautaires et je peux te dire Fred que ce genre de Motion est souvent porté au président qui le met au vote dans l’hémicycle
        J’ai vu des propositions votées unanimement par la gauche et la droite (se fut le cas sur les problèmes rencontrés par la sncm) dans un but démocratique
        Ce n’était pas simplement des groupes qui votaient mais des hommes et des femmes qui faisaient entendre la voix du peuple
        Les 5 membres qui siègent au conseil de SSB sont NOS représentants à ce titre ils devraient mettre toute opinion personnelle de côté et faire passer le message des bandolais qui estiment que ce genre de procédés sont à bannir et que chacun peu s’exprimer comme il le souhaite et la nous sommes tous unanimes
        On ne peu pas avoir un discours pendant la campagne électorale des municipales et un autre quand les élections sont passées

        #27960

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour écrire un commentaire.

COMMUNIQUÉ

Agenda du mois

  • L'AGENDA

Metropole Var

  • Metropole Var

Urgences Bandol

  • URGENCES

Mon adresse IP

IP address

6 visiteur(s) en ligne actuellement
6 visiteur(s), 0 membre(s)
Maximum de visiteur(s) simultané(s) aujourd'hui: 6 , à 12:00 am UTC
Ce mois: 26 , à 09-24-2020 08:42 pm UTC
Cette année: 381 , à 01-26-2020 03:13 pm UTC
Tout le temps: 6044 , à 01-26-2011 10:53 am UTC
%d blogueurs aiment cette page :
11134050