La grippe A : En fait-on trop ? Compte rendu.

Laetitia QuiliciPublic à l'EscaleJean Sebastien VialatteCompte-rendu du petit-déjeuner débat du 7 novembre 2009
Une quarantaine de personnes étaient présentes à l’Escale pour cette réunion organisée par l’UMP de Bandol.
Le débat, au cœur de l’actualité, tentait de répondre aux questions que chacun se pose sur la grippe A.

Au-delà des interrogations personnelles – Faut-il avoir peur de cette grippe ? Quelles sont les personnes les plus vulnérables ? Faut-il se faire vacciner et si oui, faut-il choisir un vaccin avec ou sans adjuvant ? – s’amorce une réflexion plus politique sur le rôle des pouvoirs publics devant une menace de pandémie, réelle ou supposée.

Jusqu’où le principe de précaution doit-il aller ?Justifiait-il en particulier l’achat massif de doses de vaccins ?

En plus des risques sanitaires, ne faut-il pas craindre des conséquences économiques ?

Jean-Sébatien Vialatte, député de notre circonscription et pharmacien-biologiste, Thierry Revol, médecin, et Michel Siffre, pharmacien, tous deux exerçant à Bandol, ont apporté des réponses à ces questions.

Les intervenants, après avoir précisé la nature du virus de la grippe A (H1N1), et son origine (il est venu de l’Ouest) ont fait le point sur la situation:

* dans le monde : 278 000 cas déclarés, et au 19/08/2009, 3200 décès cumulés ; ces chiffres étant sans doute supérieurs.
* en France au 1er novembre 2009 : 44 décès de malades porteurs du virus A (H1N1) dont 17 en métropole.

11% des cas graves hospitalisés ne présentaient aucun terrain de fragilité particulière.

Comment lutter contre ce virus très contagieux, sachant que la contamination est à la fois aérienne ( toux, postillons) et manuportée ?

Les mesures d’hygiène à adopter, simples et de bon sens, ont été rappelées : se laver souvent les mains au savon, ou en utilisant un gel hydroalcoolique, et enfin, porter un masque. Il en existe de différentes sortes qui ont été présentés.

Ensuite a été abordée la problématique de la vaccination – point d’autant plus important que seulement 17 % des Français envisagent de se faire vacciner.

Les priorités vaccinales concernent les femmes enceintes, les nourrissons et leur entourage…

Jean-Paul Joseph, cardiologue à Bandol et présent à cette réunion, a apporté d’intéressantes précisions sur les vaccins : en effet, des études récentes ont indiqué que la dangerosité des vaccins avec adjuvant n’était pas prouvée. C’est le principe de précaution poussé à l’extrême qui fait préconiser l’utilisation de vaccins sans adjuvant pour certaines personnes à risque –d’ailleurs ces vaccins ne sont pas encore disponibles et ne le seraient pas dans l’immédiat.

Sur le plan pratique, comme les vaccins ne sont pas disponibles en dose individuelle, 17 centres de vaccination seront installés dans le Var. Les Bandolais dépendront de celui d’ Ollioules.

“Et vous, allez-vous vous faire vacciner contre la grippe H1N1, a-t-on demandé aux quatre professionnels de santé présents ? ”

JP Joseph et JS Vialatte ont répondu positivement, alors que T. Revol et M. Siffre ne le feront pas, par choix personnel.

Le dernier aspect de la question a été abordé en terme de santé publique.

Comment un gouvernement doit-il réagir ? Est-ce qu’on en fait trop ?

Un bref rappel historique s’impose : la France est encore sous le traumatisme de la canicule de 2003, dont on n’a pas su évaluer l’impact (15 000 morts).

Le ministère de la Santé s’est donc préparé au pire face à un virus jugé imprévisible – principe de précaution oblige…

Ne pouvant mesurer au départ la dangerosité du virus H1N1, le gouvernement a mis en place un schéma de répétition générale, un plan grandeur pour évaluer la réactivité des différents acteurs par rapport à une pandémie virale.

En effet, il est à craindre que tôt ou tard, nous ne soyons confrontés à une pandémie virale beaucoup plus grave.

Au delà des risques sanitaires, les pouvoirs publics craignent également des répercussions sur les activités économiques, et notamment des effets sur la croissance : désorganisation des services, paralysie des grandes administrations et des entreprises.

D’ailleurs, ces dernières ont élaboré, chacune à leur niveau, des plans de continuité pour faire fonctionner le pays normalement en cas de pandémie.

Alors en fait-on trop ? Peut-être, mais c’est l’avenir qui nous le dira.

Cela nous permettra d’être prêts pour une pandémie future…

Laetitia Quilici

www.bandol-blog.com

2 commentaires sur “La grippe A : En fait-on trop ? Compte rendu.”

  1. Jacques KAUFFMANN

    Merci pour ce compte rendu.
    Quand je vois que les deux “politiques” se feront vacciner alors que les deux “non politiques”,professionnels de la santé également, ne se feront pas vacciner, et que cela ressemble bien au sentiment général que l’on voit dans le monde médical, mon choix sera probablement de ne pas me faire vacciner…
    Jacques

    #202

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