Déclaration d’entre-deux tours de François Bayrou


François Bayrou – Déclaration d'entre deux tours par bayrou

“Je rends possible l’union nationale et la vraie mobilisation des Français au service de la France”

43 commentaires sur “Déclaration d’entre-deux tours de François Bayrou”

  1. C.V.

    Bonjour Fred,
    Tu as raison je reconnais ma bévue…

    Mais il y a un proverbe qui dit:
    Les savants avaient écrit que c’était impossible,
    Un illettré l’a fait!

    Pour info à propos de la vidéo;
    le lien, sur le forum de la ville
    dans lequel j’ai posé encore une question restée sans réponse.
    Autre chose, tu n’as pas pu être présent lors du dernier conseil municipal, avec l’image de la politique tellement détestable que j’ai pu y voir on peut comprendre que le maire ne souhaite pas les rendre publiques.

    #12771
  2. Michèle GARRIDO

    Le Programme commun (1972-1977)

    Le Programme commun était le contenu de la stratégie d’union de la gauche, imaginée par François Mitterrand pour reconquérir et exercer le pouvoir en France. C’est cette perspective qui commande la ” prise ” du pouvoir par le futur président en 1971 à Epinay.

    Depuis 1958, la Gauche était écartée du pouvoir et le Parti communiste, malgré un réel et durable enracinement local, était de plus en plus coupé des exigences d’une jeunesse radicale, anticolonialiste et antistalinienne. La surprise de 1965 où la gauche rassemblée derrière Mitterrand avait mis de Gaulle en ballottage montrait qu’il existait un réel espace pour une gauche démocratique de prendre le pouvoir si elle était unie. La vieille SFIO divisée et affaiblie restait malgré tout la matrice d’un renouveau de la gauche si elle redevenait le premier parti de gauche. Ce qui était possible puisque le PCF, stalinien, ne représentait pas les aspirations de la gauche démocratique. La première étape est donc la reconstruction d’un parti socialiste, ancré à gauche. C’est ce que réalise Mitterrand en 1971. L’année suivante, au terme d’épuisantes négociations, les socialistes et les communistes se mettent d’accord sur un programme de gouvernement. Ils sont rejoints par la minorité de gauche du Parti radical, qui devient, du coup le Mouvement des radicaux de gauche, dirigé par Robert Fabre ­ ancêtre du PRG d’aujourd’hui.

    Mitterrand a toujours nié sa volonté de faire l’union pour le compte du PS et sur le dos du PC. C’est pourtant ce qu’il a dit aux socialistes européens, surpris d’une telle alliance. Dès 1974, le PS passe devant le PC aux élections, tendance qui se confirme très fortement lors des municipales de 1977. En septembre de cette année-là, le PC rompt l’Union, entraîné qu’il est dans un déclin électoral qui ne cessera plus.

    Signé le 26 juin 1972, par le PS, le PCF et le Mouvement des radicaux de gauche, le programme commun prévoyait notamment :

    – L’amélioration immédiate des conditions de vie et de travail : semaine de 40 h sans réduction de salaire ; amélioration des cadences et des horaires ; pouvoirs accrus des comités d’entreprise et délégués du personnel.

    – La sécurité de l’emploi : lutte contre le chômage par une nouvelle politique des prix et des marchés ; progression du revenu des agriculteurs, artisans, commerçants ; abrogation des ordonnances de 1967 et généralisation de la Sécurité sociale.

    – La promotion des travailleurs : 9 nationalisations de secteurs clés (dont Dassault, Rhône-Poulenc, ITT, Honeywell-Bull, Thomson-Brandt, Péchiney-Ugine-Kuhlmann, Saint-Gobain – Pont-à-Mousson, CGE). L’intervention dans le secteur bancaire. Le développement et la garantie des droits syndicaux et de grève. La création d’offices ruraux représentant les agriculteurs. L’indemnisation des actionnaires.

    – La libération du citoyen par une décentralisation réelle : la suppression de la tutelle préfectorale, l’élection au suffrage universel direct d’assemblées chargées d’administrer les collectivités locales et régionales et l’attribution de moyens nécessaires aux communes en matière d’urbanisme, de contrôle des sols, de fiscalité locale.

    – l’épanouissement de l’individu passant par l’organisation rationnelle et démocratique de la santé ; la refonte de l’Éducation nationale (réduction des inégalités et du cloisonnement social) : regroupement des activités d’éducation dans un service public unique, décentralisé, laïque ; démocratisation en matière de logement, transports, loisirs ; promotion de la femme et égalité avec l’homme.

    – Le respect des libertés acquises et reconquête des libertés perdues : totale liberté d’expression ; protection de la vie privée contre certains développements de l’informatique ; abrogation de la loi ” anticasseurs ” ; suppression de la Cour de sûreté de l’État et des tribunaux militaires en temps de paix ; institution de l'” habeas corpus ” (liberté individuelle garantie) ; disparition de la garde à vue, de la procédure de flagrant délit ; refonte du Conseil supérieur de la magistrature et création d’une Cour suprême chargée d’assurer l’application des règles constitutionnelles.

    – L’instauration d’un ” contrat de législature ” liant le gouvernement et la majorité parlementaire pour l’application de la politique du Programme commun.

    – Une politique de paix : dissolution de l’Otan et du pacte de Varsovie ; traité européen réorganisant la sécurité collective ; abandon de la force de frappe nucléaire stratégique et signature de traités internationaux d’interdiction des explosions et de non-dissémination des armements nucléaires ; service militaire de 6 mois.

    Le programme commun : 1972 (malin, malin !!!)
    Et la droite, elle est ou sa stratégie ?

    – En matière de politique culturelle : attribution de tous les moyens nécessaires.
    Le Programme commun de gouvernement et l’Union de la Gauche furent les premières stratégies de rassemblement depuis le Front populaire et elle furent payant si on considère, qu’elle ont dominé la gauche durant toutes les années 70 et que, malgré la rupture finale, la gauche put finalement gagner en 1981. Certes la conséquence première de la rupture fut la défaite aux législatives de 1978, mais elle ancra, dans l’esprit des socialistes le fait que la reconquête du pouvoir était impossible sans le rassemblement de la gauche. On était alors dans une phase d’affirmation d’un nouveau parti socialiste et critique sévère du stalinisme. Cette alliance ne pouvait être que tactique, avec comme perspective stratégique l’affaiblissement du PCF.

    #12718

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