Bandolaises, Bandolais… Par Bandol Littoral

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Bandolaises, Bandolais,
L’interpellation est pompeuse mais elle est surtout d‘actualité puisque nous allons choisir à nouveau notre maire [entre autre] ce week-end.

VOTE BANDOL illutrs_PM

Dans la perspective de ces élections, nous, association Bandol Littoral, avons soumis à chaque candidat un questionnaire simple en 15 points

, qui aborde des thèmes récurrents de la gestion communale, que certains candidats ont abordé dans leur programme, et d’autres pas ou peu :
• quelle projection de l’urbanisme pour Bandol,
• quelles mesures en matière de préservation de notre environnement ( érosion, inondations, pression immobilière ),
• quel positionnement politique par rapport aux logements sociaux,
• quelle amélioration pour la circulation avec les transports en commun,
• quelle participation des citoyens à l’élaboration de cette gestion… ,
en gros, quelle gestion du territoire local pour ce qui reste de la durée de mandat.

Pourquoi ce questionnaire ?
Parce que l’urbanisme ne se limite pas à réparer des trottoirs, à repeindre des façades ou mettre des fleurs partout, que respecter l’environnement ne se limite pas à maintenir pleins les distributeurs de sacs à crotte, que préserver le littoral ne se limite pas à aimer aller à la plage et en refaire les accès…
L’environnement et les espaces naturels d’une ville balnéaire ne sont pas un simple décor mais le cadre de vie de ses habitants et le fondement sine qua non de son activité économique, culturelle et touristique. Si demain, il n’y a plus de plages à Bandol ni de paysages de carte postale, il n’y aura plus aucune prospérité économique ou aucun rayonnement culturel à relancer. Et c’est aujourd’hui qu’il faut y penser, surtout lorsqu’on postule à la fonction de maire.

Parce que gérer une ville, c’est faire le lien entre le passé et l’avenir ; parce que l’intérêt d’une ville va bien au-delà de la durée d’un mandat électoral et que gérer une ville n’est pas seulement gérer des urgences, boucler une comptabilité complexe ( il y a des fonctionnaires pour ça ), régler ses comptes ou faire une liste d’épicerie en alignant les desideratae des uns et des autres… mais bien manifester une volonté réaliste globalisante et impulser une dynamique d’avenir.

Quels enjeux ? :
” La gestion de notre cadre de vie et de sa pérennisation en tant que patrimoine et capital touristique est centrale dans tout projet visant à l’intérêt du plus grand nombre, donc incontournable lors d’un engagement électoral. Cet engagement que vous allez prendre devant les Bandolais, va déterminer les 4 prochaines années durant lesquelles des compétences territoriales vont quelque peu modifier les prérogatives du maire ( dont la nouvelle compétence Gemapi [Gestion de l’Eau, des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations, repoussée en 2017], la nécessité de remettre le PLU en conformité avec la loi Allur et le transfert automatique en PLUI [en 2017], ainsi qu’une nouvelle structure pour la gestion du port dès l’année prochaine [repoussée à fin 2016]… ”

En application de ces considérations, un questionnaire commun nous a paru un bon moyen d’évaluer la volonté politique de chaque candidats, au-delà des simples slogans de campagne.

Sur les 6 candidats qui se présentent à ces élections municipales partielles, seuls 3 ont répondu : Frédérique CONNAT, Muriel FIOL et Christian PALIX. Nous tenons à les remercier de leur disponibilité et de leur considération.
Floriane CERCIO, Jean-Paul JOSEPH et Laeticia QUILICI n’y ont pas répondu : manque de temps, non compréhension de l’intérêt en la matière, peur d’engager leur signature, ou tout simplement que leur campagne repose plus sur «l’artillerie lourde» que sur des convictions… Aussi, et bien que les 2 premiers s’en soient excusés, il reste difficile de présenter en toute objectivité un comparatif avec seulement la moitié des éléments.

Ce qu’on peut en retenir tout de même :

• la solution des bassins de rétentions pour canaliser le ruissellement semble être une priorité puisque les 3 y ont répondu OUI ;

• le plan de prévision du risque inondation (PPRi) devra être amendé pour tenir compte du ruissellement urbain et pas uniquement du risque de crue du Grand Vallat, pour Frédérique CONNAT, Muriel FIOL et Christian PALIX. Il est juste regrettable que cette détermination nouvelle n’ait pas été avant la délivrance du permis de construire la résidence de Cap Frégate dans le talweg le plus important de Bandol, cartographié en 2001 en vue du PPRi ;

• Il y a une aussi une belle unanimité pour le respect et l’application de la loi Littoral ! Bonne surprise, si l‘on considère ce qui s’est fait jusqu’à présent en matière d’urbanisme : infrastructure commerciale (espace Donna) dans la bande des 100 m du Grand Vallat, explosion de nouvelles constructions ces 10 dernières années dans le quartier de la Garduère (zoné par le SCoT en espaces proches du rivage), prévision d’une zone AU (à urbaniser) dans le PLU de 2013 et ce en rupture de continuité d’agglomération, densification des zones UD en bordure littorale dont le fameux programme des Perles Marines devant Eden Roc qui a causé la destruction d’un Espace Boisé Classé, et celui de la bastide de l’Olivaie qui a causé l’effondrement du sentier littoral…
Mais mieux vaut tard que jamais, sans doute !

• Si la constitution d’un Agenda 21 ne remporte pas l’adhésion générale ( seuls Frédérique CONNAT et Christian PALIX y sont favorables ), par contre la création de commissions extra-municipales sont toutes cochées OUI. Une bonne surprise là encore de la part de Christian Palix, qui lors du conseil Municipal du 16 décembre 2014 avait voté contre, à l’instar du groupe Quilici.

Pour le reste, le OUI l’emporte pour stopper le gaspillage du foncier et renforcer la perméabilité du sols, mais les mesures restent à envisager. Frédérique CONNAT et Muriel FIOL optent pour une gestion du port strictement municipale en Régie, alors que Christian PALIX écarte la DSP mais hésite encore entre Régie municipale ou Société Publique Locale.

Alors évidemment, ce questionnaire, présenté ici partiellement, n’est la garantie que d’une bonne volonté de la part des candidats et il faudra se reporter aux programmes de chacun ( pour ceux qui n’y ont pas répondu ), pour se faire une idée plus générale :

> Pour Floriane CERCIO, une bonne gestion de l’urbanisme passe par la révision urgente du PLU [qui risque en effet d’être d’être rapidement caduc avec le PLUI] et une maitrise dans le dialogue de la loi SRU et des EPF [rendus quasi incontournables par la loi ALUR]. Elle ne se prononce pas clairement quant au choix futur de gestion du port mais en écarte la DSP. A noter la volonté de créer une ZMEL ( zone de mouillage ) devant la Réserve ;

> Laetitia QUILICI parle d’urbanisme maitrisé, de repenser l’aménagement urbain, de préconisations esthétiques et de végétaliser les rues. Il y est question ici aussi d’une révision du PLU, ainsi que des axes de circulation, la maitrise des surfaces de construction (ex-COS) et d’empêcher toute sur-densification, rien de bien original ou de plus précis pour une professionnelle du Développement Durable qui prévoit de confier la réflexion urbaine au CAUE (Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement, organisme émanant de la Région). A noter le projet de création d’un sentier de randonnées sous-marines ;

> Jean-Paul JOSEPH parle lui de ” contrôle de l’urbanisation ” et de mettre un terme aux dérives immobilières. Il veut lui aussi repenser la ville en terme de fluidité avec des espaces piétonniers et des espaces verts et arrêter de défigurer notre cadre de vie. Mais là non plus pas de pistes concrètes en dehors du projet repris par tous du réaménagement du port commerçant, prévu depuis longtemps.

Voilà pour la lecture vue du littoral…
Autant de bonnes intentions ne pourront que faire de Bandol une ville idéale !

C’est ce que nous retiendrons, prendrons pour engagement et leur rappellerons à l’occasion, parce que c’est bien le rôle des associations que de représenter la société civile aux côtés des acteurs territoriaux. C’est en tout les cas le message que l’on entend régulièrement à l’occasion de la COP21. Et finalement, toute la question est : la voix des citoyens, cette fameuse société civile, lorsqu’elle veut s’exprimer, sera-t-elle prise en compte, OUI ou NON ?

Nathalie CAUNE
Bandol Littoral

2 commentaires sur “Bandolaises, Bandolais… Par Bandol Littoral”

  1. Jean Sarrat

    Christian,
    Au nom de tous les citoyens libres de penser, juger, je te remercie d’avoir reproduit ce message très, très instructif d’une association qui a le GRAND mérite de poser les véritables problèmes pour qui veut se donner la peine de participer à notre bien collectif: notre Ville. Voila une Association avec un grand “A” qui traduit le véritable sens d’un rôle à jouer sans réclamer des subsides à destination discutable. J’encourage toutes celles et ceux qui ouvrent cette page, à la lire avec tout le respect que son Auteure mérité.
    Nathalie merci pour les Bandolais, merci pour tous les Bandolais.

    #75419
    • Nathalie Caune

      Merci à toi Jean de ce commentaire !
      … Mes chevilles vont en souffrir un peu, mais ça fait du bien de trouver de l’écho !
      😉

      Merci Christian pour la parution.

      #75437

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